samedi 6 juin 2009

DUEL SAUVAGE


DUEL SAUVAGE (Da jue dou) de Chang Cheh (1971)

Jen est le fils d'un caïd local. Assez vite, les relations internes au clan s'enveniment, et le parrain est assassiné. Quelqu'un doit payer pour les autres et Jen est alors contraint à l'exil. A son retour un an plus tard, il se rend compte que l'homme de main de son père a semé la discorde dans le clan, et qu'il est le véritable meurtrier de son père ! Fou de rage, Jen prépare alors sa vengeance...

Chang Cheh met le paquet au niveau des combats qui parsèment ce long-métrage couvert de sang. Les cadavres se comptent par dizaines. Ici, pas de chorégraphies soignées, on est plus proche des bagarres de rues, brouillonnes et vives où les protagonistes se livrent en face à face avec des couteaux et autres armes blanches. Cela saigne donc énormément, c'est très spectaculaire car le style très barbare de Chang Cheh n'a jamais été aussi gore à l'écran. L'histoire tient autant d'une tragédie mafieuse que d'un film d'arts martiaux où le duo d'acteurs charismatiques Ti Lung/David Chiang fait des ravages. Et le réalisateur n'hésite jamais à en faire trop, décuplant l'impact de ses séquences souvent soutenu par la musique classique de Richard Strauss avec "Also Sprach Zarathustra" ou encore des accords empruntés aux compositions James Bondiennes de John Barry. La dualité de ses deux stars à l'écran est magnifiée dans un style homoérotique du meilleur effet (torse nu, pluie dliuvienne, cicatrices, et ralentis de rigueur) pour un final somptueux sur le thème musical ravageur de DAMAIJIN.


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