
KAMIKAZE CLUB (Kyokatsu Koso Waga Jinsei) de Kinji Fukasaku (1968)
Japon, années 1960 : dans l'euphorie du boom économique, l'argent coule à flots et profite à tout le monde. Shun, chef d'un gang de jeunes voyous, tente sa chance en se spécialisant dans les affaires de chantage. Le succès aidant, il se risque dans des coups de plus en plus énormes : faire chanter des gros bonnets de la drogue et des politiciens véreux. Mais son audace va se heurter à l'ennemi suprême : la loi du plus fort.
Voilà un film superbe sur une bande de magnifiques anti-héros. On s'attache rapidement à ces personnages qui en ont marre de leur vie minable et décide de s'en sortir par un moyen ou un autre. Polar divertissant et grave à la fois, parabole du Japon politique de l'après-guerre. Et première oeuvre majeure de Kinji Fukasaku qui impose ici un ton unique dans le cinéma japonais. Sa mise en scène haletante, alliée à un montage nerveux et une très belle photographie, en font un film incroyablement fun à regarder mais en même temps il s'en dégage une mélancolie amère qui touche souvent au sublime. Une grande oeuvre, percutante et émouvante!

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